La Fabrique des Impossibles est une association dont le projet est de créer des liens intenses entres les artistes, les habitants, les écoles, les associations, les lieux de création, les structures sociales, éducatives, de la santé, et tous ceux qui mènent des actions et/ou des réflexions sur l’occupation de l’espace public, l’émancipation de chacun, la liberté de création et d’expression… Nous imaginons un grand projet artistique pour l’espace public qui sera la restitution de mois d’ateliers, de rencontres, de moments festifs, de collaboration à Paris et dans sa banlieue.
Les enjeux et réflexions au fondement de ce projet
La co-construction : remplir ensemble le « vide »
Ce projet propose un nouvel espace de rencontres, de création collective où le cadre est seulement là pour permettre à chacun de trouver un espace de liberté et d’autonomie. Les éléments ne sont pas fixés, figés et déterminés en amont. Tout est à imaginer et à créer en fonction de la pertinence des rencontres, des enjeux et des envies communes.
Une prise de parole et une œuvre collectives
Ce projet ne vient pas s’ajouter comme une couche supplémentaire aux quotidiens et aux réalités des structures et artistes. Il est justement un espace qui vient enrichir davantage ces actions et réflexions déjà menées. Il apporte une possibilité de les confronter à d’autres enjeux, de les questionner, d’expérimenter de nouvelles tentatives de réponses.
Ce projet est avant tout collectif, sa force est de respecter les particularités de chaque acteur impliqué et de mettre les compétences de chacun au service d’une œuvre globale, qui n’est pas la vitrine d’un acteur plus que d’un autre, elle est le fruit d’une implication collégiale. Cette œuvre est le résultat de plusieurs mois de collaborations, une autre façon de raconter ensemble la ville et de montrer ensemble les énergies et dynamiques qui font vivre les différents quartiers de Paris et les villes de banlieue.
Une égalité d’implication
Ce projet, en défendant l’idée de création participative, implique que chacun a un pouvoir de décision. Il ne s’agit en aucun cas de décréter que tout le monde y est artiste. Chacun y a ses compétences propres, toutes envisagées sur un pied d’égalité dans la construction et la mise en place du projet. On bouscule le rapport vertical souvent observé (un artiste propose à des amateurs d’intégrer un projet déjà ficelé ou des amateurs font appel à un artiste pour accompagner leurs envies). Ici, chacun apporte ses idées, ses interrogations et l’artiste, grâce à son univers et aux clefs qu’il pourra apporter, fait ressortir ce qu’il y a de cohérent dans ces propositions, permet de casser les cadres. Il imagine un rendu artistique qui sera né de tous ces échanges. Il s’agit alors de créer ensemble une nouvelle identité dans un espace commun où chacun est acteur. La création participative permet ainsi de revoir l’organisation et la représentation traditionnelles de nos fonctionnements.
L’organisation
Les différents groupes
Différents groupes, réunissant plusieurs « partenaires » (lieux, associations, collectifs, groupes informels…) et une équipe artistique, se dessineront en fonction d’envies et d’enjeux communs. Ces derniers peuvent être territoriaux, artistiques, liés aux publics de chaque partenaire…
Ils seront ainsi plusieurs à naître sur le territoire francilien.
Chaque groupe imagine, met en place la production et la création du projet. Un groupe devient alors un espace commun où un calendrier est décidé, où des moments de travail mais aussi des moments informels et festifs peuvent s’inventer. Des rencontres entre les différents groupes seront aussi mises en places. La Fabrique des Impossibles accompagne la mise en partenariat, la recherche de fonds, le déroulé logistique et le suivi global.
Le temps final
Chaque projet artistique viendra s’inscrire dans un temps final commun dont le concept aura été déterminé par le Comité de Pilotage artistique. La Fabrique des Impossibles assure la production et la mise en place de ce temps final.
Le Comité de Pilotage artistique
Il est composé d’artistes de différentes disciplines, d’acteurs de terrain, d’urbanistes ou encore de sociologues. Il imagine le concept final qui permettra à chaque groupe d’inscrire son projet artistique. Ce concept sera défini au début de l’année 2011.
Il assure ensuite, pendant la phase de réalisation, un suivi de chaque projet développé dans les différents groupes.



