15 années de pratiques d’expérimentation au service de l’utilité sociale et des communs
Ces quinze années d’ancrage associatif ont ainsi permis de structurer une expérience de terrain basée sur les enjeux d’utilité sociale, des projets d’animation et de participation à la vie locale et une philosophie portée par les communs et les droits culturels. Ceci nous porte à prêter une attention particulière aux politiques publiques locales liées à la fabrique et à la transformation de la ville, notamment dans les quartiers populaires (urbains ou ruraux), en les accompagnant sans cesser de les interroger.
Un écosystème aux compétences et profils divers, du local au transnational
Notre équipe est composée de coordinatrices.teurs venu.e.s du domaine culturel mais aussi d’autres champs professionnels (médicosocial, urbanisme, éducation populaire, design, économie sociale et solidaire, insertion professionnelle, etc.). Ancrées dans une culture coopérative, nos pratiques de travail se situent dans le fait de créer des espaces de dialogue afin de répondre au mieux et depuis notre champ d’intervention à des besoins identifiés par les acteurs·trices, notamment les habitant·e·s et acteurs locaux. Nous articulons ces dynamiques avec des partenaires européens et transnationaux avec lesquels nous partageons nos pratiques et savoirs.
Une méthodologie ancrée : la circulation des savoirs et la coopération
Nous intervenons donc à un endroit de croisement des connaissances et des expertises:
- celles des habitants dont nous considérons la connaissance de la ville (et/ou d’un quartier) et de ses usages comme une expertise à part entière
- celles des travailleurs sociaux, en tant qu’observateurs des problématiques sociales, économiques mais aussi animateurs de projets solidaires et émancipateurs
- celles des acteurs.trices du développement territorial, en tant qu’ingénieurs et accompagnateurs des changements urbains
- celles des artistes, paysagistes, architectes, en tant que facilitateurs pour valoriser des imaginaires et des récits multiples
Ce croisement implique, sur le terrain, d’avoir une méthodologie de travail qui soit à la fois collaborative et très ancrée dans le quotidien. Il nous faut ainsi :
- être en capacité de comprendre nos partenaires et de bien nommer leurs endroits de travail, leurs pratiques, leurs problématiques, leurs difficultés, leurs enjeux quotidiens. Cela passe autant par des réunions que par des échanges plus informels, comme venir les rencontrer autour d’un café.
- être en capacité de rencontrer des habitants en participant aux temps de la vie locale et en s’inscrivant dans les territoires de façon aussi quotidienne que possible.
- avoir une vraie capacité d’écouter, proposer mais aussi accompagner les parties prenantes à décider ensemble, ne pas imposer une vision mais la travailler collectivement.
- produire des outils collaboratifs qui facilitent cette gouvernance et assurer des conditions justes et équitables de participation à la création des projets et à la décision.